Les Taillandier d’armes et l’Astelle Montmirail

Couteau pliant français

L’histoire du métal

 
Au début de l'incroyable histoire du métal, le premier utilisé est le cuivre (environ 5000 ans avant J.C), suivi du bronze (environ 2000 ans avant J.C). Probablement dû à une erreur, c'est un mélange de cuivre et d'étain (10%) qui va donner le premier métal dur servant à la fabrication d'armes de combat de meilleure qualité.
 
Son utilisation va se répandre et changer la vie sociétale de cette époque mais aussi permettre de forger des armes de guerre performantes au service des guerres de colonies et d'expansion.
Les armées possédant ce métal, notamment Égyptiennes, Romaines et Celtes, deviennent alors supérieures aux autres et changerons le cours de l’histoire.
 
Ce n’est qu’en 950 avant J.C que le minerai de fer sera finalement découvert et sa transformation en acier doux va une fois de plus contribuer à de nombreux changements au sein de la société.  
C’est pourquoi de nouvelles armes et techniques de forge apparaitront dans le même temps. Cependant, cet acier étant doux, ses caractéristiques sont hélas assez médiocres.
 
Il faudra donc attendre 500 ans de plus pour connaitre la maitrise de l’acier et les forgerons (nom générique donné de nos jours) deviendront alors de plus en plus nombreux. Très vite, ils trouveront protection auprès des Seigneurs puissants ou des Rois tout en demeurants des artisans libres
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La naissance des Taillandiers et des métiers d’armes

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Pour sa protection, la forge d’armes se situe dans l’enceinte du château, mais celle-ci est également stratégique pour la fabrication d’armes en cas de siège de la citadelle.
 
Une forge d'armes comprend de nombreux artisans de différents corps de métiers. Tout d’abord, le Maître de forge est responsable de la qualité de ses lames d'épées. Puis, il y a le Maître souffleur responsable du feu de la forge, le polisseur, le monteur et l’orfèvre pour les dorures. Au final, c’est en moyenne 20 ouvriers qui travaillent dans une forge d’armes pour s’assurer de son bon fonctionnement.
 
Trois grades sont rencontrés : Apprentis, Compagnons et Maître.
 
Au cours des siècles, ce métier avec les techniques et les maîtrises de l'acier vont évoluer vers l’organisation des corporations et de leurs privilèges.
Le nom de Forgeron d'armes évolue.
Il passe de «FORBEOR » à la première moitié du XIIIème siècle, c’est-à-dire celui qui polit et monte les armes blanches, à «FORBISSEOR » dans la seconde moitié du XIIIeme siècle pour devenir « Fourbisseur » au XIVème siècle.
 
Le Maître Fourbisseur a le privilège de réaliser l’épée du Seigneur ou Souverain, et la forge de cette lame est chargée d’une symbolique très particulière.
 
En 1463, les « Taillandiers » prennent leur indépendance par les statuts de leur corporation sous le nom de « Marchants de grands taillants blancs » et connaissent un fort développement au XVIème siècle avec la confirmation de leurs statuts par le Roi Charles IX.
 
Cependant, pour des raisons économiques, les Taillandiers d’armes ont tendance à disparaitre au fil du temps, excepté les taillandiers des Rois et des Princes.
 
Dans le même temps, constate la disparition des traditions sur les épées et leur symbolique.
  
Aujourd’hui, trois grandes familles perdurent encore :
  • Les ferrons et les fèvres, spécialisés dans la fabrication d’objets agraires ou domestiques (maréchalerie, socs de charrues, serrures…) ;
  • Les Taillandiers, fabricant d’armes, d’objets taillants et tranchants (épées, haches, pelles, bèches…) ;
  • Les armuriers, forgerons spécialistes des armures, casques, boucliers ou encore côtes de mailles.
Le Taillandier d’armes est, Selon la tradition, nommé en place publique par son maître d’apprentissage, comme cela se faisait au XVIème siècle.
 
Il est donc un maître artisan, mettant en pratique un savoir-faire ancestral datant du Moyen-Âge.
 

Une transmission à l’Astelle Montmirail

 
Il en reste très peu aujourd’hui, seulement quatre en France et six en Europe. L’un d’eux est Pascal Turpin, créateur du couteau pliant « Le Montmirail ». 
 
Parmi les quatre Taillandiers reconnus en France, deux sont des Taillandiers d'armes blanches. D'autres Taillandiers perdurent dans les Royautés d'Europe, tel que le Taillandier d'armes de la Couronne d'Angleterre.
 
De confession catholique Pascal TURPIN possède Le Feu Divin (transmis dans le respect des traditions par l'allumage du feu de sa forge par son Maître d'apprentissage, lui-même détenteur du Feu Divin) qui lui permet de faire ces remises d'épées dans une église.
 
Inventeur de plusieurs modèles de couteaux, il fait aujourd’hui parti de l’Astelle Montmirail dont il est le Designer.
Il a notamment créé le modèle qui est à l’origine de cet atelier de coutellerie sarthois : le couteau pliant Le Montmirail.
 Au travers de ce modèle, aujourd’hui décliné en de nombreuses versions, l’Astelle Montmirail tente de faire perdurer ce savoir-faire ancestral en le modernisant et le rendant accessible au grand public.
Cependant, aucune femme taillandier n’a été recensée dans l’Histoire, jusqu’à aujourd’hui. Au sein de l'Astelle Montmirail, Pascal Turpin forme Cassie Châtel à devenir taillandier d'armes à son tour afin de peut être un jour changer le cours de l'histoire. 
  
Afin d’en apprendre davantage sur ce savoir-faire ainsi que sur nos couteaux, n’hésitez pas à venir nous rendre visite dans notre nouvel atelier à Montmirail, au 23 rue du Docteur Castaing, 72320 Montmirail.